Contempler une oeuvre d'art

Se laisser envoûter par une oeuvre d'art

A l’heure où tout doit aller encore plus vite, qui n’a jamais été envoûté par le son éclatant d’une musique, par les couleurs foudroyantes d’un tableau, ou par les formes exubérantes d’une sculpture contemporaine ? Apprendre à s’arrêter est un acte rebelle : à Douai, prenez le temps pour regarder, écouter, sentir, et toucher. Bref, prenez le temps avec moi pour contempler le beau qui vous entoure !


Au Musée…

15 secondes. C’est le temps moyen que passent les visiteurs devant un tableau, dans un musée. Parfois intimidant, ou élitiste, l’art se veut d’abord être une source créatrice d’émotions avec lesquelles il faut habilement jongler.

Au Musée de la Chartreuse, choisissez, parmi les riches collections, les œuvres qui vous inspirent : offrez-vous un tête-à-tête majestueux avec Louis XIV. Ou peut-être préféreriez-vous vous plonger dans l’humilité du regard de « l’esclave » de Jean-Baptiste Carpeaux sublimé par la lumière perçante des grandes fenêtres de la chapelle du musée. L’émotion est là, partout. Le regard se pose sur l’éclatante vivacité de la technique du pointillisme et ses milliers de petites touches de couleurs assemblées pour tromper l’œil du contemplatif.

En ville…

C’est devant un lacet orange tourbillonnant que la découverte commence. Surplombant le tranquille cours de la rivière Scarpe, l’œuvre de l’allemand Loder se reflète à l’infini dans l’eau. Hypnotisant. Le voyage se poursuit là où les orgues de la Collégiale St Pierre résonnent. Happé par cet instant de grâce, la pause devant les 4400 tuyaux de l’instrument s’impose. Cette musique semble se répandre dans les paysages des tableaux des maîtres du XVIIIème siècle qui parent les murs de la Collégiale. La musique nous mène vers la danse folle des Quatre Saisons du parc Bertin. L’équilibre des sculptures nous pousse à la méditation. Méditation rime alors avec contemplation. Contemplation avec émotions.