Trésors archéologiques du Douaisis

Avez-vous déjà, au cours d’une promenade, buté du pied contre un tesson de poterie ou un vieux morceau de ferraille ? Et vous être demandé : “ A quel trésor de la préhistoire, à quel soldat du Moyen Âge appartenaient ces vestiges mystérieux ?” C’est comme ça que vient la passion des fouilles, le plaisir d’exhumer les traces de nos ancêtres. Puis la rencontre sur un chantier de fouilles d’un archéologue vous a révélé des modes de vie, des habitats, des activités vous immergeant ainsi dans le passé d’un territoire : le Douaisis.

Il faut savoir que Douaisis Agglo est l’un des rares territoires de France à disposer de son propre service d’archéologie. Les fouilles menées depuis près de 40 ans ont fait revivre 7000 ans d’histoire et ramené au jour de nombreux trésors. 


Le reliquaire du coeur d’Anne de Lens

Le 9 novembre 2007, vous vous êtes précipité place Carnot à Douai. Lors des fouilles archéologiques du choeur de l’église Saint-Jacques, on venait de découvrir un reliquaire en plomb contenant un cœur humain embaumé. On nettoie l’objet sur lequel apparait une inscription : « Ci-dedans repose le cœur de la noble dame Anne de Lens, femme de messire Adrien de Dion , laquelle trépassa le 10 novembre 1580 ».

A l’ouverture du reliquaire, Une odeur fleurie, fruitée se dégage provenant du baume utilisé. En effet, un cœur embaumé est à l’intérieur. Au Moyen Âge, il arrivait souvent que le défunt émette le souhait que son corps, ou seulement son cœur, soit enterré dans un lieu qui lui était cher.

De l’or gaulois au blé romain

C’est de l’or, cette fois-ci! A sin-le-Noble, au lieu-dit le Raquet les archéologues ont dégagé d’un fossé le torque (collier) d’un guerrier et dix-sept monnaies en or. Cet ensemble attribué au peuple gaulois les Atrébates date de la conquête romaine. Déposé dans le fond d’un vase, cette découverte témoigne des pratiques funéraires à l’époque gauloise.

A l’intérieur d’un second enclos, les archéologues ont retrouvés de nombreux vestiges (celliers, vases, fours…) de l’époque gallo-romaine. Les grands vases de stockage appelés dolia évoquent les modes vie des habitants. En effet, la forme de ces vases (absence d’anse) et leur volume important les rendent particulièrement adapté à la conservation des denrées telle que le blé.

Ces découvertes ont aiguisé votre curiosité ?

Pour voir de plus près ces trésors d’archéologie et en savoir plus, rendez-vous au musée Arkéos qui rassemble près de 1500 objets de la préhistoire jusqu’au Moyen Age. Découvrez aussi le musée-parc Arkéos !